31 décembre 2024

Honorer le Seigneur : l’exemple de Myriam, sœur de El’Azar

Par Admin

« Malakhi 1,6 : Un fils honore son père, et un serviteur son seigneur. Si je suis Père, où est l’honneur qui m’appartient ? Et si je suis Seigneur, où est la crainte qu’on a de moi ? dit YHWH Tsevaot, à vous prêtres, qui méprisez mon Nom, et qui dites : En quoi avons-nous méprisé ton Nom ? »

« 1 Shémouel 2,30 « C’est pourquoi, – déclaration de YHWH, l’Elohîm d’Israël – j’avais parlé en disant que ta maison et la maison de ton père marcheraient devant moi pour toujours. Mais maintenant, – déclaration de YHWH –, loin de moi cela ! Car j’honorerai ceux qui m’honorent, et ceux qui me méprisent seront insignifiants. »

Lorsque la Bible parle d’honneur, elle évoque la considération que nous devons avoir vis-à-vis du Seigneur. Le dictionnaire français définit le mot « honorer » comme le fait de traiter avec considération, avec beaucoup d’égards, donner des marques de respect, d’estime et rendre hommage. Il définit le même mot comme étant le fait d’accorder une grâce, une faveur, une distinction qui procure de la considération, de l’estime. C’est exactement ce qui se passe dans notre relation avec le Seigneur : plus nous l’honorons (i.e. plus de considération, d’estime, de respect), plus Il nous honore (i.e. nous recevons de lui plus de grâce, de faveur et de distinction). En cela est la justice du Seigneur.

L’histoire des deux sœurs Myriam et Martha illustre parfaitement cette vérité. Les deux sœurs aimaient le Seigneur. Mais Myriam accordait plus d’honneur au Seigneur que Martha.  Et cela est visible dans l’attitude que le Seigneur eut vis-à-vis de Myriam lorsque les deux ont perdu leur frère El’Azar. Il y’a deux types de chrétiens : ceux qui honorent le Seigneur et désirent une intimité profonde avec Lui (Myriam) et ceux qui l’honorent peu et désirent le service (Martha). 

Au cours de la lecture, nous allons étudier l’histoire de Myriam et de Marthe sous l’angle de l’importance à accorder au fait d’honorer le Seigneur. Le Seigneur aime tous ses enfants. Cependant, il n’agit pas de la même manière avec tous. A ceux qui l’honorent, il accorde plus de faveur. Il se révèle plus amplement dans leur vie. Ceux qui ont des enfants biologiques peuvent aisément comprendre cette réalité. Dans une famille qui a plusieurs enfants, s’il arrive que l’un d’eux soit très respectueux, soumis et toujours obéissant, il fort probable que cet enfant obtienne facilement de ses parents les faveurs qu’il sollicitera. C’est sensiblement la même chose avec le Seigneur.

Que signifie honorer le Seigneur ?

oukas (Luc) 10, 38-42  » Et en s’en allant, il arriva qu’il entra dans un village, et une certaine femme du nom de Martha, le reçut dans sa maison. Et elle avait une sœur appelée Myriam, et qui, s’étant assise aux pieds de Yéhoshoua, écoutait sa parole. Mais Martha était distraite par beaucoup de soucis du service. Étant survenue, elle dit : Seigneur, ne te soucies-tu pas de ce que ma sœur m’a laissée servir toute seule ? Dis-lui donc de m’aider ! Mais répondant, Yéhoshoua lui dit : Martha, Martha, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Mais une seule est nécessaire. Et Myriam a choisi la bonne part, qui ne lui sera pas ôtée.« 

Martha était particulièrement agitée par le soucis de servir le Seigneur. Quoi de plus normal ? Imaginez que vous êtes dans votre maison et subitement vous entendez frapper. Vous vous dirigez vers la porte. Vous l’ouvrez et à votre grande surprise, le Seigneur Yéhoshoua Lui-même se tient devant vous. Il est évident que vous serez remplit d’émotions. Vous allez l’inviter à entrer. Vous allez l’installer et vous vous empresserez de lui offrir le meilleur café ou plat que vous avez dans votre cuisine. Vous allez lui réserver un bel accueil.

Lorsque nous regardons à l’attitude de Martha, on aurait tendance à penser qu’elle a honoré le Seigneur. Or, l’interpellation que lui adressa le Seigneur concernant son agitation démontrait qu’il ne s’est pas sentit honoré. Par cela, nous comprenons que c’est Myriam qui eût la bonne attitude. Honorer le Seigneur, c’est se soumettre à Lui. La position assise de Myriam et son attitude d’écoute ont grandement honoré le Seigneur à tel point qu’il affirma que cette part ne lui sera pas ôtée.

Myriam désirait une vraie intimité avec le Seigneur. Elle voulait le connaître. Elle avait compris que celui qui se tenait en face d’elle se suffisait à Lui-même et qu’elle avait plus besoin de Lui que l’inverse. Elle compris qu’en cela, elle honorait l’être le plus magnifique. Cette attitude de Myriam était révélatrice de la qualité de la relation qu’elle avait avec le Seigneur.

De ce fait, lorsqu’elle eut été éprouvée durant la mort de son frère El’Azar, l’attitude du Seigneur vis-à-vis d’elle fût  différente de celle qu’il eut vis-à-vis de Martha. Le Seigneur honora Myriam.

La mort de El’Azar : une épreuve mais deux attitudes différentes du Seigneur

Le passage de Yohanan 11, 1-46 nous raconte la douloureuse et terrible épreuve que subit Myriam et Martha. Celle du décès de leur frère El’Azar. Elles pleuraient toutes les deux. Elles étaient très éprouvées toutes les deux. Mais l’attitude de ces deux sœurs en dit long sur la profondeur de leur intimité avec le Seigneur.

Yohanan (Jean) 11, 1-46 : Mais il y avait un certain malade, Èl’azar, de Béthanie, le village de Myriam et de Martha, sa sœur. Or, c’était cette Myriam qui oignit le Seigneur d’un baume et qui essuya ses pieds avec ses cheveux. Son frère Èl’azar était malade. Les sœurs envoyèrent donc quelqu’un vers lui pour lui dire : Seigneur, voici que celui que tu aimes est malade. Mais Yéhoshoua l’ayant entendu, dit : Cette maladie n’est pas à la mort, mais elle est en faveur de la gloire d’Elohîm, afin que le Fils d’Elohîm soit glorifié par elle. Or Yéhoshoua aimait Martha, et sa sœur, et Èl’azar. Ayant donc appris qu’il était malade, il resta encore en effet deux jours à l’endroit où il était. Après quoi il dit alors à ses disciples : Retournons en Judée. Les disciples lui dirent : Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapider et tu y vas encore ! Yéhoshoua répondit : N’y a-t-il pas douze heures dans le jour ? Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne trébuche pas, car il voit la lumière de ce monde. Mais si quelqu’un marche pendant la nuit, il trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. Il parla ainsi, et après cela il leur dit : Notre ami Èl’azar s’est endormi, mais je vais afin de le réveiller. Ses disciples lui dirent donc : Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. Or Yéhoshoua avait parlé de sa mort, mais ils pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Yéhoshoua donc leur dit alors ouvertement : Èl’azar est mort. Et je me réjouis, à cause de vous, de ce que je n’étais pas là, afin que vous croyiez. Mais allons vers lui. Alors Thomas, appelé Didymos, dit aux compagnons disciples : Allons, nous aussi, afin de mourir avec lui. Yéhoshoua, étant donc arrivé, trouva qu’il était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. Or Béthanie était près de Yeroushalaim, à quinze stades environ. Et beaucoup de Juifs étaient venus vers Martha et Myriam pour les consoler au sujet de leur frère. Martha ayant donc appris que Yéhoshoua venait, alla au-devant de lui, mais Myriam se tenait assise à la maison. Martha donc dit à Yéhoshoua : Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais, même à présent, je sais que tout ce que tu demanderas à Elohîm, Elohîm te le donnera. Yéhoshoua lui dit : Ton frère ressuscitera. Martha lui dit : Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. Yéhoshoua lui dit : Moi, JE SUIS la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi vivra même s’il meurt. 26 Et quiconque vit et croit en moi ne mourra pas, à jamais. Crois-tu cela ? Elle lui dit : Oui, Seigneur, je crois que tu es le Mashiah, le Fils d’Elohîm, qui vient dans le monde. Et ayant dit cela, elle s’en alla et appela secrètement Myriam, sa sœur, en disant : Le Docteur est ici et il t’appelle. Celle-ci, l’ayant entendu, se réveilla promptement et vint vers lui. Or Yéhoshoua n’était pas encore entré dans le village, mais il était au lieu où Martha l’avait rencontré. Les Juifs donc qui étaient avec elle dans la maison et qui la consolaient, ayant vu que Myriam s’était levée rapidement et qu’elle était sortie, la suivirent en disant : Elle va au sépulcre pour y pleurer. Alors Myriam arriva là où était Yéhoshoua. Et quand elle le vit, elle tomba à ses pieds, en lui disant : Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Alors quand Yéhoshoua la vit pleurant, et les Juifs qui étaient venus avec elle, pleurant aussi, il donna un sérieux avertissement en esprit et fut troublé. Et il dit : Où l’avez-vous déposé ? Ils lui dirent : Seigneur, viens et vois. Yéhoshoua pleura. Les Juifs disaient donc : Voyez comme il l’aimait. Mais quelques-uns d’entre eux disaient : Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que celui-ci ne meure pas ? Alors Yéhoshoua, donnant de nouveau un sérieux avertissement en lui-même, se rendit au sépulcre. C’était une grotte, et il y avait une pierre placée devant. Yéhoshoua dit : Ôtez la pierre ! Mais Martha, la sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il est au quatrième jour. Yéhoshoua lui dit : Ne t’ai-je pas dit que si tu crois tu verras la gloire d’Elohîm ? Ils ôtèrent donc la pierre de dessus le lieu où le mort était couché. Et Yéhoshoua levant ses yeux au ciel, dit : Père, je te rends grâce de ce que tu m’as entendu. Or moi je savais que tu m’entends toujours, mais je l’ai dit à cause de la foule qui est autour de moi, afin qu’elle croie que tu m’as envoyé. Et ayant dit ces choses, il cria d’une grande voix : Èl’azar, sors dehors ! Alors le mort sortit, ayant les mains et les pieds liés de bandes, et son visage était enveloppé d’un mouchoir. Yéhoshoua leur dit : Déliez-le et laissez-le aller. Alors beaucoup de Juifs qui étaient venus vers Myriam et qui avaient vu ce que Yéhoshoua avait fait, crurent en lui. Mais quelques-uns d’entre eux allèrent vers les pharisiens et leur dirent les choses que Yéhoshoua avait faites.« .

Lorsque Yéhoshoua arrive à Béthanie à l’endroit où était le deuil, c’est Myriam qui s’est jetée à ses pieds (et non Martha) car elle avait pour habitude de demeurer aux pieds du Seigneur. En y demeurant, elle connaissait celui qui est la résurrection. Or, Myriam agitée par le service savait théoriquement que Yéhoshoua allait ressusciter son église au dernier jour mais elle ne savait pas qu’Il était Lui-même la résurrection.

Il s’agit là de deux postures dans la vie chrétienne : la recherche du service nous donne de connaître le Seigneur de manière théorique mais la recherche de ses pieds nous donne le connaître de manière intime. Pourtant, ces deux sœurs vivaient certainement sous le même toit mais elles avaient deux révélations différentes du Seigneur car l’une voulait le connaître à travers le service et finalement, le connaissait peu. Cependant, l’autre voulait le connaître intimement et restait à ses pieds.

Cette épreuve a été le moyen que le Seigneur utilisa pour montrer le niveau de profondeur de la relation entre Lui et chacune d’elle. En effet au regard de l’attitude et des propos de Martha et Myriam, on perçoit aisément cette différence de profondeur.

L’attitude vis-à-vis du Seigneur

Yohanan 11,20 : « Martha ayant donc appris que Yéhoshoua venait, alla au-devant de lui, mais Myriam se tenait assise à la maison. »

Martha alla au devant du Seigneur et Myriam resta assise dans la maison. C’est l’image de la paix et de la confiance que Myriam avait dans le Maître. L’attitude de Martha traduit une certaine agitation d’esprit voir un manque de foi, un manque de révérence (elle ne se jeta pas aux pieds du Seigneur). Elle est venue d’elle-même vers le Seigneur. Et une fois arrivée devant lui, elle se mit à parler directement de son problème.

Quant à Myriam, elle resta assise malgré la douleur. Elle ne vint vers le Seigneur que lorsque celui-ci la fît appeler (« Le docteur est ici, et il t’appelle » Yohanan 11, 28). Ceci montre la révélation et la crainte que Myriam avait du Seigneur. Même dans le deuil, elle est restée dans cette attitude. La parole précise qu’à l’écoute de sa sœur lui disant que le Seigneur l’appelait, elle se réveilla « promptement ». Myriam était donc obéissante. Le service « à la Martha » enfle de connaissance, mais les pieds du Seigneur provoquent en nous l’humilité, et tous les autres fruits de l’Esprit dont fait partie l’obéissance.

Myriam était une femme de prière qui passait du temps aux pieds du Seigneur et cela se voyait dans son attitude. Car lorsque Yéhoshoua est venu, tout le monde a su qu Il était là. Sa propre sœur est partie le voir. Mais qu’est-ce qui fit que Myriam ne se leva pas de sitôt ? C’est la crainte du Seigneur. Elle savait que c’est Lui qui donne l’ordre et non elle. C’est le lui Le Maître. Cette crainte l’a retenu au sol et le Seigneur l’a fait appeler.

La parole précise, qu’après l’échange entre Martha et le Seigneur, Celui-ci resta au lieu où Il était, où ils avaient échangé. Pourtant, Le Seigneur aimait Martha (Jn 11,5) mais son attitude envers Lui n’a pas fait bouger le Seigneur. Or, lorsque Myriam vint, les choses se passèrent autrement. La Parole nous dit que lorsqu’elle le vit, elle tomba à ses pieds ! Ce même endroit où elle avait l’habitude d’être. Cela traduit la crainte, la relation profonde qu’elle avait avec le Seigneur. Elle a pourtant dit au Seigneur la même chose que sa sœur quasiment mot pour mot  » si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort« . Lorsque le Seigneur vit Myriam pleurer c’est à ce moment qu’Il posa la question de savoir où on avait mis Lazare. Et il pleura.

En réalité, la relation qu’il avait avec sa fille Myriam a touché son cœur de Père. Myriam honorait le Seigneur. Ce n’est pas pour autant qu’Il repoussait Martha mais Myriam touchait particulièrement son cœur par son attitude, la crainte et la révérence qu’elle avait de Lui. C’est cette attitude qui touche le cœur du Seigneur et qui le fait bouger. C’est ce cœur qu’Il aime.

Les propos à l’endroit du Seigneur

Rappellons-le, Martha et Myriam ont dit la même chose au Seigneur :  » Si tu avais été ici mon fr se serait pas mort ». Jn 11,21 et jn11, 32. Or, c’est à Martha que le Seigneur parla disant qu’Il était la résurrection parce qu’Il savait que Martha n’avait pas une foi grande malgré le fait qu’elle disait ouvertement « Je sais que si tu étais ici mon frère ne serait pas mort » (Jn 11,22). Parfois l’excès de paroles démontre un manque de foi.

Pourtant, lorsque Myriam dit la même chose au Seigneur, le Seigneur agît de suite parce qu’Il trouva une grande foi en elle. Il n’a pas eu besoin de lui dire qu’Il était la résurrection. Il savait qu’elle le savait et qu’en disant cela, elle pensait sincèrement que s’il avait été là son frère vivrait. Elle avait une réelle intimité avec le Seigneur.

De plus, une autre preuve du peu de foi de Martha réside dans le fait qu’au moment où le Seigneur demanda d’ôter la pierre de devant le tombeau de El’Azar, c’est encore elle qui dit « Seigneur il sent déjà car il est au 4ème jour » (jn 11,39). Le Seigneur lui retorqua  au verset 40, « ne t’ai-je pas dit que si tu crois tu verras la gloire d’Elohim ? » C’est bel et bien la preuve que Martha n’avait pas une grande foi et pourtant elle aimait le service. Or, dans ce même temps, lorsque le Seigneur demanda d’ôter la pierre, Myriam était présente mais elle ne parlait pas.

Au verset 42, le Seigneur précise qu’il a demandé à haute voix d’ôter la pierre à cause de la foule qui ne croyait pas. Donc, si Martha ne croyait pas, elle est comparable à la foule. Comment peut-on être dans le service tandis qu’aux yeux du Seigneur, nous sommes semblable à la foule ? Lorsque la Bible parle de la foule, elle évoque une multitude de gens sans vision. Martha servait mais sans vision. Or Myriam,  du fait qu’elle demeurait constamment aux pieds du Seigneur, elle n’était pas comme la foule. Elle avait la vision du Seigneur et c’est pour cette raison que sa foi était grande. Deux personnes peuvent vivre la même épreuve mais avec une foi différente. D’ailleurs, on comprends que ce n’est pas parce que Myriam avait une grande foi qu’elle n’était pas éprouvée. Elle l’était au même titre que Martha mais la façon de vivre l’épreuve était différente car son intimité avec le Seigneur était grande et profonde.

Après la résurrection de El-Azar, la Parole dit au verset 45 que beaucoup de juifs qui étaient venu vers Myriam (et non vers Martha) et qui avait vu ce que le Seigneur avait fait crurent au Seigneur. La foi et l’attitude de Myriam envers le Seigneur ont amené le Seigneur à agir et beaucoup ont été sauvés.

Myriam oint les pieds du Seigneur

Yohanan (Jean) 12 ; 1 – 11 : « Six jours avant la Pâque, Yéhoshoua donc arriva à Béthanie où était Èl’azar, le mort, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On lui fit donc là un souper, et Martha servait. Et Èl’azar était un de ceux qui étaient à table avec lui. Alors Myriam, ayant pris une livre d’un baume de nard pur de grand prix, en oignit les pieds de Yéhoshoua et les essuya avec ses cheveux. Et la maison fut remplie de l’odeur du baume. Alors Yéhouda, de Shim’ôn Iskariote, l’un de ses disciples, qui était sur le point de le livrer, dit : En raison de quoi ce baume n’a-t-il pas été vendu 300 deniers et donné aux pauvres ? Or il dit cela, non parce qu’il prenait soin des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait. Alors Yéhoshoua lui dit : Laisse-la ! Elle l’a gardé pour le jour de ma sépulture. Car vous avez toujours les pauvres avec vous, mais moi, vous ne m’avez pas toujours. Alors une grande foule de Juifs ayant su qu’il était là et ils vinrent, non seulement à cause de Yéhoshoua, mais aussi pour voir Èl’azar, qu’il avait réveillé d’entre les morts. Mais les principaux prêtres résolurent de faire mourir aussi Èl’azar, parce que beaucoup de Juifs se retiraient d’eux à cause de lui et croyaient en Yéhoshoua.« .

Cette histoire nous montre à quel point Myriam était intime au Seigneur. Elle avait compris le véritable service.  En effet, quelques temps après avoir ressuscité El’Azar, le Seigneur décida de revenir à Béthanie. Chose étrange, on y voit Martha de nouveau servir. La pacques était proche. A cause du service, elle était aveuglée et ne compris pas que la mort du Seigneur approchait.

 Or Myriam qui était aux pieds du Seigneur, qui marchait par l’Esprit, posa un acte que seul le Seigneur compris. Elle prit un livre de baume de nard d’un grand prix,  oignit les pieds du Seigneur et les essuya avec ses cheveux. La maison fût remplit d’une bonne odeur du baume. Elle posa un acte prophétique qui annonçait sa mort et notamment ce que cette mort douloureuse allait  produire à savoir une bonne odeur de vie à ceux qui accepteraient et croirait dans le sacrifice de Yéhoshoua. Le Seigneur dira qu’elle avait gardé ce parfum pour sa sépulture alors même qu il n’était pas encore mort.

Cet acte signifiait également que ceux qui ne croiraient pas finiraient comme Yéhouda l’iskariote car quant à lui, au lieu de sentir la bonne odeur, s’indigna du prix et de la valeur pécuniaire du baume. Cette odeur a révélé son véritable état de méchant. C’est de cette odeur donc Paulos parle 2 Corinthiens 2:14-16 lorsqu’il écrit  » Mais grâce soit à Elohîm, qui nous fait toujours triompher dans le Mashiah et qui manifeste par notre moyen l’odeur de sa connaissance en tout lieu. Parce que nous sommes la bonne odeur du Mashiah pour Elohîm, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent. En effet, pour les uns, une odeur de mort pour la mort, mais pour les autres une odeur de vie pour la vie. Et qui est suffisant pour ces choses ? »

Paulos évoque l’odeur de la connaissance du Mashiah. Myriam connaissait cette odeur du Seigneur. Paulos dit également que nous sommes la bonne odeur du Mashiah. C’est l’image du corps du Mashiah, de son épouse l’église. Myriam était donc membre de la véritable église qui aime, dégage et propage l’odeur du Seigneur partout. Le fait que Myriam passait du temps aux pieds du Seigneur lui a donné de discerner à quel moment le Seigneur devait mourir. En effet, la marche par l’Esprit signifie être aux pieds du Seigneur. Cela nous donnera de poser des actes poussés par le Seigneur car nous restons à son écoute.

Ceux qui restent aux pieds du Seigneur discernent sa volonté en tout temps y compris pour leur propre vie. Ils apprennent à honorer le Seigneur. Le désir du service peut aveugler le chrétien s’il prend plus de place que le temps passé aux pieds du Seigneur.

Martha est comparable à l’église d’Ephèse (Ap 2,7 et Myriam à l’Eglise de Philadelphie (Ap 2, 7:13). Ephèse avait perdu son 1er amour et continuait à « servir » le Seigneur. Elle était loin des pieds et du cœur du Seigneur. Le Seigneur va l’interpeller et va lui demander de se repentir, et de pratiquer ses premières œuvres, celles de rester aux pieds du Seigneur. Le premier amour. En revanche, l’église de Philadelphie avait peu de puissance mais elle a gardé la Parole du Seigneur dans son cœur. Elle était donc aux pieds du Seigneur. Peu de puissance car elle n’était pas dans la démonstration des choses visibles. Elle recherchait le cœur du Père. Et ses récompenses furent grandes.

Le service découle de l’intimité avec le Seigneur et non l’inverse. Désirons plus l’intimité avec le Seigneur que le service. C’est la plus belle manière de l’honorer.

Gloire à toi Seigneur Yéhoshoua.